Le projet d’urbanisme à Ferques

Ferques est une petite ville d’environ 1 900 habitants qui propose de nombreux équipements et services (écoles, équipements sportifs, pharmacie, commerces…). Sa population connaît une croissance régulière depuis 1975. Elle est incluse dans le secteur des communes de l’Arc urbain et du bassin carrier, regroupant plus de 13 000 habitants en 2008 ; elle se situe à 5 km de l’autoroute A 16 et à 13 km des plages.

Elle s’est engagée au côté des autres communes de la Communauté de communes de la Terre des 2 Caps dans un SCOT (Schéma de cohérence territoriale de La Terre des 2 Caps), approuvé en 2010. Afin de protéger ses paysages remarquables, de réduire la consommation des terres agricoles, et de diversifier l’offre de terrains et logements, une densité minimale de 25 lgts/ha est préconisée sur le secteur. Cette densité est courante dans les cœurs de village, elle laisse de la place pour créer des espaces publics de qualité à proximité de chaque zone d’habitat dense.

Une mixité sociale est également souhaitée, pour permettre aux jeunes de rester ou de venir sur le territoire, soumis à une forte pression foncière. Sur l’ensemble du secteur de l’Arc urbain (Marquise, Rinxent, Landrethun-le-Nord, Leulinghen-Bernes, Réty et Ferques), il est prévu la création de 222 logements aidés d’ici 2020.

Le site à aménager, d’un peu plus de 4ha, se situe au hameau d’Elinghen, entre la rue de la Mine et la rue du Mont Saint-Pierre. Le terrain, en friche depuis les années 1960, a été acquis par l’EPF (espace public foncier), afin d’être rétrocédé à la commune. Celle-ci s’est engagée à aménager le terrain, avec une mixité sociale (15 % minimum de logements aidés).

Une étude d’aménagement et de requalification villageoise a permis de dégager des orientations d’aménagement. Il est proposé de conserver la partie nord du site, boisée et avec le terril, sans construction (environ 9 000 m²). une partie, à proximité du bâtiment de chaudronnerie, serait consacrée à de l’artisanat et à des ateliers municipaux (environ 4 000 m²). Le reste (environ 2,7 ha) serait à vocation principale d’habitat et d’espaces verts (5 000 m²), avec une gestion des eaux pluviales en surface. A terme, le site pourrait accueillir environ 70 logements, dont la construction se ferait de façon échelonnée en plusieurs tranches sur plusieurs années. Les élus souhaitent une qualité d’ensemble : intégration paysagère, qualité architecturale et diversité de l’offre de terrains et logements.